• Kathleen Massothérapeute

Massothérapeute : mon super-pouvoir




Je suis tombé dans le milieu de la massothérapie tout à fait par hasard. C'est du moins ce que je prétendais. Puisque à bien y penser, c'est essentiellement elle qui m'a choisi.

À l'époque où j'ai fait de Montréal mon nouveau chez moi, j'ai bien évidemment multiplié les petites jobines ; caissière, commis de plancher, hôtesse, serveuse .. name it ! Les études au cégep, n'étant pas ma tasse de thé, je me suis lancé à la recherche de mes ambitions professionnelles directement sur le terrain. Je suis comme ça moi. Ça me prend du concret. Toucher, tester, analyser .. ce sont des termes qui me parle. N'ayant aucune idée d'où j’atterrirais, j'avais tout d'même un objectif ; je savais que je voulais faire une différence dans la vie des gens. À ma façon, je désirais distribuer un peu de bonté dans cette folle société.

J'ai pour mon dire que la vie fait bien les choses et, encore une fois, elle me l'a bien prouvé. Dérivant dans un océan d'opportunités professionnelles, c'était étrange de constater que toutes les portes que je tentais d'ouvrir se refermait aussitôt entre ouvertes. Sauf une seule, bien sûr.

Vous me voyez venir ..


La massothérapie est entré dans ma vie au bon moment ; 25$ de l'heure, formation offerte, horaire flexible, c'était l'opportunité qui me fallait ! C'est ainsi que je devins massagère pour un studio de

massothérapie (dont je tairais le nom) pendant plus d'un an. Je vous rassure, ce n'était pas un salon érotique. Sinon, je ne me serais jamais retrouvé là-bas. Mes collègues et moi étions formées pour offrir un service de massage de relaxation, avec classe et professionnalisme. Comme aucune loi n'indique qu'il est interdit de fournir des services de massothérapie sans diplôme, je n'étais pas dans l'illégalité. Ce qui était plus difficile, c'était les clients qui n'avaient pas compris le concept du salon. En même temps, je ne les blâme pas ! On se situait directement dans la zone grise : nos services n'étaient ni ceux d'une clinique ni ceux d'un salon érotique. C'était quoi alors ? Dans mon livre à moi, j'offrais plutôt un service d'accompagnement avec massage. La plupart des clients étaient des hommes seuls et/ou en manque d'affection et de chaleur humaine. Pour eux, rien de tel que de passer un beau moment massage avec une jolie femme à discuter de tout et de rien dans le respect mutuel. Artiste dans l'âme, je me plaisais donc à perfectionner intuitivement mes techniques de massage en leur compagnie. À travers des rencontres enrichissantes et des discussions profondes, petit à petit, je me suis découvert une passion pour l'être humain sous tous ses plans ; physique, psychologique, spirituel et émotionnel. Illumination ! Me suis-je dit. Ça ne pouvait être plus clair. Je désirais devenir une vraie massothérapeute certifiée.


J'ai d'ailleurs vue cette illumination se confirmer dès ma première fin de semaine d'initiation au massage suédois. Comme si j'avais enfin trouvé ma place. Prendre soin des autres, voilà enfin ma vocation ! C'est beau dit comme ça, n'est-ce pas ? C'est exactement ce à quoi j'aspirais. Fini le poste de massagère. J'étais maintenant de retour sur les bancs d'école dans une formation qui avait allumé en moi un énorme feu de joie.


J'ai suivi des cours d'anatomie, de physiopathologie, de déontologie, de sexualité et de pratique professionnelle. On m'a aussi enseigné tous les bienfaits du massage suédois sur les différents systèmes du corps humain. Des cours tous aussi passionnant les uns que les autres ! J'ai également eu à suivre ce que je qualifie comme étant le plus beau cours de toute ma vie : le cours de relation d'aide. C'est à l'intérieur de cette formation que j'ai analysé, compris et accepter mes blessures, mes besoins, mes peurs et mes mécanismes de défense. Mieux me connaître pour mieux aider les autres ; voilà un des objectifs.


Dès nos premières minutes de discussions en groupe, Katherine Barr (notre professeure elle-même thérapeute en relation d'aide) a touché en moi une corde sensible .. Avez eu déjà eu l'impression de vraiment être écouté ? Écouté dans votre ressenti ? Pour être franche, c'était bien la première fois que ça m'arrivait. J'étais touché, ému par son écoute et son empathie face à la douleur que je portais en moi à ce moment de ma vie .. quelques larmes se sont échappées. Oups. Mal à l'aise face à cette émotion soudaine et aux regards de mes collègues, je me suis mise à rire maladroitement en m'excusant pour le chagrin qui coulait sur mes joues. Comme si je n'avais pas le droit de vivre cette émotion devant les autres. Vous savez ce que Katherine a fait ? Elle a accueilli mon émotion sans jugement. Elle m'a permis d'être mais surtout d'accepter mon ressenti telle qu'il est. De cette façon, j'ai pu vivre pleinement cette émotion, sans être jugé, jusqu'à l'apprivoiser et la laisser s'estomper doucement. Quel soulagement. Jusqu'à ce jour, je suis encore renversé par l'efficacité de cette méthode. Tellement, que je l'applique maintenant (si besoin il y a) dans mon travail, pour moi-même et mes proches. Merci Katherine pour ces outils précieux.


C'est ainsi que 415 heures de cours plus tard, tous mes stages complétés avec succès, une moyenne de 95% à mon bulletin et une motivation de fer entre les mains, j'ai eu l'honneur de voir l'Association des Massothérapeutes Spécialisés du Québec me décerner le titre de Massothérapeute. J'ai donc hissé la grande voile et je suis partie à la découverte de ce nouveau monde professionnel qui s'offrait à moi. J'ai par la suite travaillé comme massothérapeute pendant trois belles années dans un spa avant de m'envoler de mes propres ailes pour fonder Point de Vie Massothérapie.


Sur mon chemin j'ai rencontré des gens formidables ; clients et collègues inclus. J'ai appris beaucoup sur moi-même et sur mes propres capacités en tant que thérapeute. J'ai également eu de moins beaux moments, je ne vous le cacherais pas ! Mais ça, ça fait partie de la job. La massothérapie à Montréal, c'est littéralement un monde appart. Loin de l'image que je m'en étais faite au départ .. mais ça, j'y reviendrais dans un autre article.


Avec du recul, je peux vous assurer que je ne regrette absolument rien de mon parcours. Quelle soit agréable ou mauvaise, je crois que toute expérience est bonne à avoir quand on parle d'évolution personnelle. Il y a toujours quelques choses à apprendre dans chacun des défis que nous envoie la vie. Comme si tout avait une raison d'être, ces expériences m'ont permis de devenir la femme que je suis aujourd'hui. À ça je dis : merci la vie !


En conclusion, je peux vous dire avec certitude et fierté que mon vœux s'est exaucé. Tel un super-héro, cape flottant au vent, je fais aujourd'hui l'un des plus beaux métiers du monde en aidant les gens dans le besoin. Mon super-pouvoir ? Massothérapeute.


Merci d'avoir pris le temps de me lire, en espérant avoir la chance de faire une belle différence dans votre vie.


À très bientôt !


Kathleen

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